Brutale ou progressive selon les produits, la dépendance est installée quand on ne peut plus se passer de consommer une  ou plusieurs substances, sans éprouver de souffrances physiques ou psychologiques.

La vie quotidienne tourne largement ou exclusivement autour de la recherche et de la prise du produit : on est alors dépendant.

Il existe deux types de dépendance :
la dépendance physique et la dépendance psychologique . Elles peuvent être associées ou non.

La dépendance se caractérise d’abord par des symptômes généraux :

  • l’impossibilité de résister au besoin de consommer;
  • l’accroissement de la tension interne, de l’anxiété avant la consommation habituelle ;
  • le soulagement ressenti lors de la consommation;
  • le sentiment de perte de contrôle de soi pendant la consommation.

La dépendance psychologique

Également appelé dépendance psychique, cet état implique que l’arrêt ou la réduction abrupte de la consommation d’une drogue produit des symptômes psychologiques caractérisés par une préoccupation émotionnelle et mentale reliée aux effets de la drogue et par un besoin intense (craving) et persistant d’en reprendre.

Cette privation de la drogue entraîne une sensation de malaise, d’angoisse, allant parfois jusqu’à la dépression. Une fois qu’elle a cessé de consommer, la personne peut mettre du temps à s’adapter à cette vie sans le produit. Cet arrêt bouleverse ses habitudes, laisse un vide et permet la réapparition d’un mal-être que la consommation visait souvent à supprimer. Cela explique la survenue possible de rechutes ; elles font partie du lent processus qui, éventuellement, peut permettre d’envisager la vie sans consommation problématique.

La dépendance physique

Certains produits entraînent une dépendance physique. Cet état implique que l’organisme s’est adapté à la présence continue de la drogue. Lorsque la concentration de la drogue diminue au-dessous d’un certain seuil, l’organisme réclame alors le produit. Cela se traduit par divers symptômes physiques de l’état de manque, appelé également syndrome de sevrage.

Ces symptômes peuvent être accompagnés de troubles du comportement (anxiété, angoisse, irritabilité, agitation, etc.).
Lorsqu’une personne cesse de consommer une drogue de manière brutale, ou parfois même de façon progressive, on parle de sevrage. Pour aider la personne dépendante à se libérer du besoin de consommer la substance sans qu’elle souffre trop des effets physiques du manque, il existe au Québec un réseau d’aide médicale et psychosociale. On y offre un traitement qui peut prendre la forme d’un sevrage avec assistance médicale, d’un programme de réadaptation spécifique ou d’un traitement de substitution. Le suivi et l’accompagnement psychosocial apportent une aide précieuse pour surmonter les difficultés du sevrage et faciliter la réadaptation. Généralement, ce soutien favorise et renforce les résultats attendus.

Source : Toxquébec